Je crois en une sorte de destinée toute tracée. Dans les grandes lignes.
MAis je crois que chacun a le pouvoir de décider du contenu et de la direction des petites lignes : c’est le libre arbitre.
Je pense qu’on a tous, dans notre ligne de mire, deux ou trois destinées possibles . Comme des univers parallèles.
Je pense que chacun d’entre nous n’est pas coincé dans sa destinée, qu’il a le droit et le devoir de la changer si elle ne lui convient plus.
Je contemple de loin, cette vie qui aurait pu être la mienne. Je la ressens, comme si elle était réelle. Je la vis parfois, en rêve. Je l'apprècie et la savoure. C'est une parenthèse que je m'accorde. Parfois.
Je prends ce risque.
Pourtant, je ne suis pas mécontente de la vie que je mène. Du chemin que j’ai pris.
Mais je me dis que cette vie parallèle aurait aussi ses raisons d’exister. Je m’y sentirais bien, chez moi.
J’aimerais avoir le don de vivre ces deux vies-là. En même temps. Sans me perdre.
Je regrette cette destinée qui me file entre les doigts… mais je ne veux pas perdre la vie que j'ai construite.
Il n'y a aucun lien possible qui puisse faire communiquer ces deux sphères de ma propre réalité, mis à part mes rêves...
Il faut faire des choix.
J’ai décidé de vivre les yeux grand ouverts. Mais il m’arrive de regretter mon rêve. De plus en plus souvent.
Est-ce aussi cela vieillir ?